Gillian Brett

DIE ANTIQUIERTHEIT DES MENSCHEN

15 juillet - 3 octobre 2021

Gillian Brett (née en 1990 à Paris) analyse dans ses œuvres les relations entre humains et technologie et réfléchit à l'impact inévitable de ces processus de formation sur notre environnement. À travers ses objets et installations, elle aborde des questions d'actualité liées à l'agroalimentaire et aux nouvelles technologies "vertes". Elle montre comment l'efficacité et l'artificialité façonnent de plus en plus notre monde.

Pour ses œuvres, l'artiste utilise des écrans LCD qu'elle casse, perce, broie et brûle, créant ainsi un ciel étoilé à peine visible dans notre monde en raison de la pollution lumineuse. Dans des moulages de kebabs, de saucisses et de poulets rôtis, des pièces détachées d''appareils électroménagers mis à la déchetterie flottent dans la résine. A travers ces moulages, Brett invente une sorte de "laboratoire du boucher". L'artiste aliène les objets quotidiens qui nous sont familiers et les inscrit dans un contexte critique. La question de la place de l'être humain dans le monde reste ouverte.

Le titre de l'exposition fait référence au livre "Die Antiquiertheit des Menschen" de Günther Anders, dans lequel l'auteur décrit les effets du progrès technique sur l'humanité. La thèse de base de l'"obsolescence" est que l'homme ne peut plus suivre ses propres productions, qu'il n'est plus à la hauteur de leur perfection. Anders reconnaît dans cette adaptation de l'homme à la machine (qu'il décrit non seulement comme un processus mental mais aussi comme un processus physique) une perte de l'ego, dont se félicite également l'homme moderne, qui a honte face à la perfection des machines.