François Martig

Les sons, leur mise en scène à la manière de sculptures et l'exploration du paysage sont les éléments constitutifs des réalisations artistiques de François Martig.

19.05.2017-27.08.2017

Francois Martig, Zone Rouge, 2008-2017, Sound Installation, Installationsansicht Stadtgalerie Saarbrücken, Foto Anton Minayev - Stadtgalerie Saarbrücken

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Francois Martig, Zone Rouge, 2008-2017, Sound Installation, Installationsansicht Stadtgalerie Saarbrücken, Foto Anton Minayev - Stadtgalerie Saarbrücken

Si l'on voulait réduire la souffrance et la douleur émanant de la Première Guerre mondiale à un son, quel serait-il ? Un coup de feu. François Martig (*1978 en Belgique) a choisi le retentissement de coups de feu tirés d'un Browning M1910. Les sons, leur mise en scène à la manière de sculptures, et l'exploration du paysage sont les éléments constitutifs de ses réalisations artistiques. L'artiste documente également des lieux et leurs histoires, des décisions politiques et leurs conséquences, des objets et leur signification. De ceci, il crée des installations esthétiques, dont la force politique est subtilement percevable.

Les désastreux coups de feu du Browning M1910 se confondent avec ceux de l'arme utilisée contre Franz Ferdinand d'Autriche en 1914. Ces derniers furent le coup d'envoi de la Première Guerre mondiale. Un enchaînement d'événements dont les conséquences se ressentent encore aujourd'hui dans la ZONE ROUGE. Une zone dans laquelle les débris de cette guerre ont été enterrés et oubliés. Une zone reboisée qui peut sembler paisible, mais qui est en réalité inutilisable et toxique. Martig fait parler cette même terre au travers de son installation GAS PLACE.

Cependant la ZONE ROUGE n'est pas la seule zone de danger de notre temps. La nouvelle vidéo VAROSHA de Martig aborde un autre lieu déserté. Il s'agit de l'état des lieux d'une ville, de son sort et de celui de ses habitants qui sont directement reliés à elle. Ces deux zones ont plusieurs choses en commun. Elles sont des paysages créés par la main de l´homme, dont le destin en a fait de tragiques artefacts. L'exposition «Hypo-Landscapes: Politics of Battlefields»  amène ces paysages à Sarrebruck.

François Martig est un «artiste de communication» , mais pas un activiste politique. Dans ses installations, ses vidéos et ses pièces sonores se confrontent les compositions poétiques et les débats sociétaux émanant des évolutions politiques. L'artiste examine la nature, porteuse des maux de ces décisions politiques, que ce soit la forêt de Verdun ou la ville fantôme de Varosha, victime du conflit turco-chypriote. Ses travaux multimédias racontent leurs histoires. Dans ses travaux, les éléments esthétiques et politiques de ses paysages entrent en lien et poussent ainsi à la réflexion.

François Martig a obtenu en 2016 le prix de l'art médiatique (Medienkunstpreis) du Saarländischer Rundfunk. La curatrice de cette exposition est Kamila Kolesniczenko.

 

Video de l'exposition

Video preview

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